Actualités régionales

Les calculs urinaires chez les chiens et les chats
19/03/2019

Les calculs urinaires chez les chiens et les chats

On n’en parle peu et pourtant les calculs urinaires sont des pathologies souvent rencontrées dans les cliniques vétérinaires. Voici quelques indications pour en savoir plus.  Comment se forment les calculs urinaires ? Les calculs urinaires se forment dans la vessie par agglomération de cristaux. Ces cristaux peuvent être de différentes natures conditionnant ainsi le type de calcul urinaire : oxalate de calcium et struvite sont les plus fréquents mais on peut parfois rencontrer des calculs d’urate, de cystine ou de phosphate de calcium. Ces calculs peuvent ensuite migrer dans l’urètre. La présence de cristaux est généralement liée au pH de l’urine de l’animal et à la présence de minéraux dans l’urine. Des facteurs génétiques sont également mis en cause. Il faut également savoir que plus l’urine « stagne » dans la vessie, plus le risque de formation de calculs est élevé  : ainsi, on encourage la prise de boisson et donc le vidange régulier de la vessie chez les animaux à risque.   Quels sont les symptômes observés ? Chien ou chat, les symptômes sont les mêmes. Toutefois, on distingue deux cas : L’animal cherche souvent à uriner mais les mictions sont petites. Cela le fait souffrir et on observe souvent des chats qui miaulent alors à chaque fois qu’il a dans sa caisse. L’urine peut contenir du sang. - le calcul bloque complètement le passage de l’urine dans l’urètre. L’animal ne peut plus du tout uriner. Sa vessie se gonfle car elle ne peut être vidangée. L’urée n’est plus éliminée et l’état général de l’animal est altéré : abattement, anorexie, vomissements puis rapidement coma voire mort. - le calcul bloque une partie du passage de l’urine dans l’urètre. Il s’agit donc d’une urgence vitale  ! Si vous observez que votre animal a des difficultés à uriner, n’attendez pas qu’un calcul bloque complètement son urètre, sa vie peut être en danger !!   Quel est le traitement mis en place ? Il faut absolument retirer les calculs qui bloquent l’urètre. Si l’urine peut encore s’écouler et qu’il s’agit de calculs de struvite, des mesures peuvent être prises pour dissoudre ces cristaux.   Au contraire, si l’urètre est complètement bouché ou qu’il s’agit de calculs d’oxalate de calcium insolubles, il est indispensable de placer une sonde urinaire dans l’urètre afin de faire écouler l’urine de la vessie pleine. Ensuite, une perfusion est mise en place pour relancer la diurèse (émission d’urine) et limiter les dommages liés à la rétention d’urine. Des traitements peuvent aussi être mis en place pour la douleur et éliminer toute éventuelle infection.   Parfois, une intervention chirurgicale est nécessaire : pour éliminer tout calcul insoluble ou trop gros de la vessie ou, en cas de récidives fréquentes, pour augmenter la taille de la partie distale de l’urètre chez les mâles, souvent les plus touchés. Une alimentation spécifique sera alors mise en place pour rendre l’urine plus acide ou plus basique en fonction des calculs que l’animal présente. Cette alimentation est indispensable pour traiter mais aussi pour prévenir les récidives. De même, il faudra dorénavant veiller à ce que l’animal boive suffisamment : une alimentation mixte associant pâtée et croquettes peut alors être conseillée.   Les calculs urinaires sont plus fréquemment observés chez les animaux mangeant des aliments bas de gamme qui modifient le pH de l’urine et augmentent alors la formation de cristaux (et donc de calculs). Si vous souhaitez modifier l’alimentation de votre animal, nous sommes à votre disposition pour vous conseiller, alors, n’hésitez pas à solliciter un membre de notre équipe !    
Un chiot à la maison
13/03/2019

Un chiot à la maison

L’arrivée d’un petit chiot dans un nouveau foyer est toujours une nouvelle aventure. Du bonheur, certes mais aussi des responsabilités pour plusieurs années. Quels sont les choix à faire ? Comment bien accueillir son chiot ? Voici quelques éléments de réponse.   Où et comment choisir un chiot ? Certains préfèreront se rendre dans une association, un refuge pour choisir leur nouveau compagnon. Effectivement, on fait une bonne action et cela peut être une très bonne solution. Quelques mises en garde pourtant : on trouve plus rarement des chiots dans les refuges, les chiens sont souvent adultes. Il est difficile de connaître leur histoire. Certains sont craintifs et il faut donc être vigilants surtout si vous avez des enfants !  Si vous souhaitez faire cette démarche responsable, renseignez-vous sur le refuge dans un premier temps, n’hésitez pas à aller le visiter. Ensuite, ne « craquez » pas sur le premier chien que vous voyez même s’il est toujours triste de voir des animaux ainsi abandonnés, mais observez les chiens , posez des questions aux soigneurs… Vous pourrez alors en apprendre plus sur ces chiens et choisir celui qui vous correspond le plus. D’autres personnes choisiront tout d’abord une race. Dans ce cas, le choix d’un élevage s’imposera. De la même manière, faîtes des investigations sur les différents élevages : nombre de portées dans l’année, nombre de chiennes reproductrices, âge des chiots à l’adoption… Ensuite, allez voir les chiots à adopter et observez-les : semblent-ils détendus ? Sont-ils capables de dormir au milieu des autres ou sont-ils toujours actifs ? Et la mère ? Est-elle stressée ? Est-elle restée avec sa portée jusqu’aux 2 mois des chiots au moins ?... En effet, plus les chiots restent avec leur mère et leur fratrie (même après le sevrage) et plus ils seront aptes à se contrôler, à être zen, pouvant dormir profondément quand nécessaire mais aussi être actifs !    Quelle race choisir ?  Il est délicat de généraliser les principaux comportements d’une race par rapport à l’autre mais prenez en compte l’espace que vous avez dans votre habitation mais aussi vos extérieurs. Il est néanmoins vrai qu’un grand chien de chasse aura plus besoin de courir qu’un petit chien de compagnie… Vos habitudes et activités orienteront aussi votre choix !   Préparer l’arrivée du chiot à la maison Peu de matériel est nécessaire mais prévoyez tout de même un couchage confortable placé dans un coin de la pièce à vivre, une laisse et un harnais, une gamelle d’eau et une autre pour les croquettes, et, bien sûr des croquettes.    A savoir Vous pouvez choisir n’importe quel aliment à condition qu’il soit pour chiots en croissance. Toutefois, nous vous déconseillons les produits bas de gamme de supermarché dont les matières premières sont de moins bonne qualité.  N’oubliez pas de demander à l’élevage quel aliment votre chiot mangeait depuis son sevrage afin de faire une transition alimentaire si vous désirez modifier cette alimentation. Certains élevages acceptent même de donner une certaine quantité de croquettes permettant de mélanger anciennes et nouvelles croquettes pendant 10 jours environ. Le but étant d’habituer la flore intestinale du chiot en augmentant progressivement la proportion du nouvel aliment par rapport à l’ancien. Cela évitera des troubles digestifs fréquents chez les chiots à l’adoption.   Il peut aussi être bénéfique pour votre futur compagnon de vous procurer chez le vétérinaire un diffuseur de phéromones apaisantes à brancher quelques jours avant son arrivée pour qu’il se sente moins perdu en arrivant.   L’arrivée du chiot chez vous C’est le grand jour ! Vous allez chercher votre chiot. Vous pouvez l’habituer dès maintenant à voyager dans une caisse de transport dans le coffre ou à vos pieds mais pas sur vos genoux !  Lorsque vous arrivez chez vous, laissez-le visiter la maison à son rythme, sans le forcer. Montrez-lui juste où se trouve sa gamelle d’eau et son panier. Il va rapidement comprendre que son couchage est son refuge personnel.  Vous pourrez lui donner 3 repas par jour, au calme, seul, mais vous enlèverez sa gamelle environ 30 minutes plus tard, qu’elle soit vide ou non. Dans les jours et semaines qui suivront, il faudra lui apprendre la propreté . Sortez-le le plus souvent possible. Ne le disputez pas s’il fait ses besoins à la maison sauf si vous le prenez sur le fait ! Dans ce dernier cas, dîtes simplement « Non » fermement et emmenez-le dehors. S’il fait ses besoins à l’extérieur, félicitez-le exagérément.  Il restera beaucoup à apprendre pour votre chiot. Commencez les apprentissages doucement par petites plages de quelques minutes renouvelées plusieurs fois par jour.   Enfin, une visite chez le vétérinaire sera nécessaire pour vérifier sa croissance mais aussi ses vaccins et le planning de vermifugation.     Nous restons à votre disposition pour toute question complémentaire sur votre nouveau compagnon qu’il soit déjà à la maison ou que son arrivée ne soit encore qu’un projet !
La vaccination en questions
05/03/2019

La vaccination en questions

Nous souhaitons tous le meilleur pour notre animal. La première protection contre certaines maladies est la vaccination. Voici nos réponses aux questions les plus fréquentes sur la vaccination de nos animaux de compagnie. Et n’oublions pas, il vaut mieux prévenir que guérir…   Les jeunes animaux sont-ils protégés par l’immunité de leur mère ? Dans un premier temps, que la mère possède, elle-même, assez d’anticorps pour se protéger des maladies correspondantes pendant la gestation ou, à défaut, pendant le début de la lactation . En effet, la transmission de ces anticorps aux jeunes se fait essentiellement par le colostrum et beaucoup moins pendant la gestation, via le placenta. Ensuite, ce taux d’anticorps dans le lait maternel diminue rapidement jusqu’à 35-40 jours après la mise-bas. La protection par ces anticorps dépend aussi de la précocité de la première tétée et du nombre de petits dans la portée. Nous comprenons alors facilement qu’il faut toujours rester vigilant face à des nouveau-nés très fragiles.   Les vaccins sont-ils obligatoires ?   Non, sauf dans certaines conditions : voyage à l’étranger ou dans certaines pensions animales mais ils sont fortement conseillés. Ils permettent de prévenir de maladies très graves.   Les vaccins sont-ils efficaces à 100% ?   Non. Les laboratoires vétérinaires peuvent proposer des vaccins différents dans lesquels l’agent pathogène peut être vivant mais atténué ou tué. La réponse de l’organisme est alors différente. La protection n’est jamais à 100% mais elle reste efficace : elle permet d’améliorer la réponse immunitaire et de limiter les symptômes et la gravité d’une maladie.    Faut-il continuer à vacciner les vieux animaux ?    Absolument ! La réponse immunitaire des animaux les plus affaiblis diminue. C’est le cas des animaux âgés qui se défendent moins bien contre les maladies. Il faut donc les aider à lutter grâce à la vaccination.    Faut-il vacciner les chats qui ne sortent pas ?   Il est conseillé de vacciner les chats même s’ils restent à l’intérieur ! Certains agents pathogènes sont très résistants et peuvent être transportés par vos chaussures, vêtements… à l’intérieur de votre habitation. Votre chat peut ainsi être contaminé. Toutefois, des maladies telles que la rage ou la leucose féline ne sont transmises que par contact direct entre deux animaux. Pour ces deux maladies, la vaccination des chats d’appartement n’est donc pas indispensable. N’hésitez pas à nous rappeler le mode de vie de votre chat lors de votre prochaine visite vaccinale !   Et les lapins ? Les furets ?    Il existe des vaccins aussi pour eux : contre la maladie hémorragique et la myxomatose pour le lapin et contre la maladie de carré et la rage pour le furet. La consultation vaccinale reste un moment privilégié pour vérifier l’état de santé de votre animal, évoquer son poids, son alimentation et toutes les questions que vous vous posez au sujet de son comportement et de sa vie au quotidien. Nous vous invitons à nous contacter pour connaître les protocoles vaccinaux mis en place dans notre structure, nous serons ravis de vous renseigner !   Rappel   Il est important de rappeler que la présence de parasites internes (vers digestifs) chez les animaux peut avoir une influence sur la réponse immunitaire lors de vaccins. Ceux-ci sont alors moins efficaces. Il est donc conseillé de vermifuger les animaux 8 à 10 jours avant la vaccination avec un vermifuge efficace. N’hésitez pas à évoquer ce sujet lors de la prise de rendez-vous pour la visite annuelle avec votre chien ou votre chat.  
Gestion de la douleur
26/02/2019

Gestion de la douleur

Mieux vous saurez observer votre animal et analyser son comportement et plus vite vous pourrez intervenir. N’oubliez pas qu’une intervention précoce peut entraîner un rétablissement de l’animal , et une prise en compte trop tardive, engendrer des complications. Naissance de la douleur Les mécanismes classiques de transmission de la douleur sont sensiblement les mêmes au sein des différentes espèces. Ainsi, on peut penser qu’une affection douloureuse pour l’homme le sera pour l’animal. Il peut arriver également que des structures nerveuses soient directement impliquées par des phénomènes inflammatoires ou traumatiques. Ces douleurs sont qualifiées de neurogènes , et répondent assez mal aux traitements classiques. Pourquoi traiter la douleur? La douleur peut entraîner des perturbations physiologiques .  Des processus de cicatrisation peuvent être retardés et des risques d’infection amplifiés. Lors de certaines pathologies, le rétablissement passe par une reprise rapide d’exercices, qui sera impossible si la douleur persiste. Il ne faut pas oublier également que la douleur influe sur le comportement de l’animal (agressivité, retrait...). La participation du propriétaire à la prévention de la douleur et à sa prise en charge est indispensable. Elle nécessite une bonne connaissance des signes annonciateurs de douleur. Reconnaître la douleur La reconnaissance doit permettre le dépistage, l’évaluation de l’intensité et la mise en place de traitements adaptés. Étant donné l’incapacité de l’animal à communiquer ces informations, l’évaluation doit se faire par le propriétaire ou l’équipe soignante. Les modifications comportementales sont les plus couramment utilisées. Il faut bien distinguer qu’il existe de réelles différences de comportement vis-à-vis de la douleur entre le chat et le chien, et entre les races au sein d’une même espèce. Certains sont très démonstratifs (petits chiens) d’autres plus stoïques (chien rustique). Des modifications physiologiques (fréquence cardiaque, respiratoire) peuvent être prises pour évaluer la douleur. Seule l’équipe soignante sera à même de les apprécier. Traitement de la douleur Comme chez l’homme, la réponse est proportionnelle à l’intensité de la douleur : • Premier palier : douleurs légères. Utilisation d’antalgiques sous contrôle vétérinaire uniquement (certains médicaments couramment utilisés chez l’homme sont gravement toxiques chez l’animal. (Ex: Doliprane) • Second palier : anti-inflammatoires non stéroïdiens. Ils peuvent en revanche entraîner des effets secondaires. Il est donc indispensable qu’ils soient administrés sous surveillance médicale. Certains d’entre eux peuvent être administrés en continu sur des affections chroniques comme l’arthrose. • Troisième palier : Douleur sévère. On utilise alors de la morphine ou des dérivés de celle-ci. Usage strictement contrôlé et réglementé.  Les durées d’administration vont varier selon les causes et selon les cas, plusieurs antalgiques complémentaires pourront être associés. Les propriétaires doivent être impérativement impliqués pour évaluer l’efficacité du traitement , respecter la prise des médicaments et rendre compte au vétérinaire de ses observations. En plus des médicaments, une grande attention portée aux animaux souffrants permettra d’améliorer le bien-être psychologique de l’animal. Conclusion : La prise en charge de la douleur est devenue une préoccupation collective nécessitant une collaboration étroite entre le propriétaire et l’équipe soignante. Elle fait partie intégrante des soins apportés à votre compagnon. Elle a pour but d’améliorer toujours la qualité des soins et le confort de vie de l’animal.
Le diabète sucré chez le chien et le chat en questions
19/02/2019

Le diabète sucré chez le chien et le chat en questions

Le diabète sucré touche environ 1 chien sur 200 et 1 chat sur 300. Voici un petit quizz pour mieux connaître cette maladie. Le diabète sucré correspond à une insuffisance en insuline. Vrai Cette insuffisance en insuline est due à un trouble du pancréas qui ne parvient plus à produire assez d’insuline ou à une maladie provoquant une résistance à l’insuline. Un défaut d’insuline entraîne une augmentation du taux de sucre sanguin. Vrai La glycémie augmente alors. Au départ, il n’y a pas de symptômes (étape prédiabétique). Le taux de glucose dans le sang est de 1,30-1,80 g/L (le taux normal est de 0,70-1,10 g/L) à jeûn. A ce stade, il n'y a pas de sucre dans les urines. Le diagnostic de certitude ne peut être établi qu’après plusieurs prises de sang avec des valeurs augmentées Ensuite, la maladie se déclenche réellement (glycémie supérieurs à 3g/L), les premiers symptômes apparaissent et on peut détecter du sucre dans les urines . De plus, une cataracte (opacification du cristallin) peut apparaître. Au dernier stade, une acidose métabolique (aggravation très importante) peut apparaître si l'animal n'est pas traité ou si son traitement est mal équilibré. Diabète insipide et diabète sucré : c’est la même chose ! Faux Le diabète insipide correspond à une grande production d’ urine diluée mais sans aucune augmentation de taux de sucre dans le sang ou dans les urines.    Lors de diabète, le principal symptôme est de la diarrhée. Faux  Les principaux symptômes du diabète sucré sont : une augmentation de la prise de boisson et de l’ émission d’urines , on parle de polyuro-polydypsie (PUPD) ; une augmentation de l’appétit associé à une perte de poids et une léthargie ainsi qu’une moins bonne qualité du pelage . Une alimentation adaptée permet de stabiliser le diabète. Vrai et faux Une alimentation adaptée peut aider à stabiliser le diabète et est indispensable mais elle ne suffit généralement pas toute seule. On peut, selon l’avancée de la maladie, prescrire des traitements hypoglycémiants par voie orale dans un premier temps. Mais, le plus souvent, cela ne suffit pas et l’insuline en injection devient obligatoire. Il est toujours difficile de trouver la bonne dose d’insuline efficace pour diminuer la glycémie sans risquer une hypoglycémie. Plusieurs courbes de glycémie peuvent être nécessaires. Les injections d’insuline sont soumises à des règles strictes Vrai L’insuline est injectée tous les jours, une à deux fois par jour selon l’insuline utilisée. Des horaires stricts doivent être respectés et les repas administrés en même temps . L’alimentation doit, bien sûr, être adaptée et tout en surveillant le poids de l’animal car l’obésité est un facteur aggravant. En conclusion, si vous avez un doute concernant la santé de votre animal, s’il boit beaucoup et urine plus qu’avant, n’hésitez pas à nous en parler ! De plus, les bilans de santé réguliers, notamment chez les animaux de plus de 8 ans, permettent un dépistage précoce et donc une prise en charge plus rapide.
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