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La reproduction chez les chiens
03/04/2020

La reproduction chez les chiens

Une vielle croyance imagine qu’il est bon pour l’équilibre d’une chienne qu’elle ait une portée. Même s’il n’en est rien, vous pouvez souhaiter que votre chienne fasse des petits. Vous devez alors connaitre et maitriser certains points pour que ceci se passe dans les meilleures conditions et profiter ensuite des joies de la naissance de petits chiots.     Les chaleurs chez la chienne. Comment savoir si une chienne est en chaleur ? Quelle est la période favorable ? Si certaines chiennes de petit format ont habituellement leurs premières chaleurs vers six mois , voire dès quatre mois, le premier cycle est souvent plus tardif chez les grandes races, pouvant n’apparaitre qu’à l’âge de deux ans. Ces chaleurs réapparaissent régulièrement, et là encore si elles se reproduisent deux fois par an en général, on peut observer des intervalles allant de 4 mois (petites races) jusqu’à un an ou plus (races géantes). La durée des chaleurs varie elle aussi (de 5 à 15 jours) et se caractérise par des modifications visibles : la vulve gonfle, puis des saignements apparaissent. On appelle cette période le pro-œstrus . La chienne est alors attrayante pour les mâles puisqu’elle libère des phéromones dans ses urines, mais elle n’est pas particulièrement réceptive et n’est pas féconde. Même si des chiennes en croissance sont déjà nubiles, il n’est pas conseillé de faire reproduire une chienne dont la croissance n’est pas achevée, c’est-à-dire dès les premières chaleurs. La période favorable pour la saillie, appelée œstrus, est celle de l’ovulation. Elle débute en général une douzaine de jours après le début des chaleurs, et vous constaterez à ce moment une diminution des pertes vulvaires. Si les signes sont ténus, vous pouvez, avec votre vétérinaire évaluer le moment le plus favorable.   Trois méthodes peuvent être utilisées : 1. le frottis vaginal , en recherchant des modifications cellulaires au microscope après coloration, 2. la mesure du taux sanguin de progestérone qui accompagne de façon précise la « ponte ovulaire ». La saillie doit être réalisée dans les 48 heures. 3. Le dosage de la LH (hormone lutéinisante) est également possible (éventuellement en complément des autres tests).   Ces tests sont très sensibles, mais doivent être anticipés.   N’hésitez donc pas à en parler à votre vétérinaire si vous souhaitez les mettre en œuvre pour votre chienne.     L’accouplement, comment assurer sa réussite ? Ce sont souvent les mâles qui sont les plus stressés par l’accouplement. C’est pour cette raison qu’il est préférable de mener la chienne chez le chien plutôt que le contraire et de prévoir plusieurs accouplements sur deux jours.   L’accouplement débute par une brève phase de cour accompagnée de flairage qui contribue à l’excitation des deux chiens. L’érection apparait, renforcée chez le chien par l’existence d’un os pénien, et l’intromission est alors possible. Celle-ci peut durer plus d’une vingtaine de minute, et se caractérise par une phase de « verrouillage » durant laquelle les bulbes érectiles du chien sont maintenus captifs par les mouvements de striction musculaire de la chienne. Ce verrouillage n’est pas obligatoire pour qu’il y ait fécondation. Durant cette phase cruciale, il est préférable que vous laissiez les deux chiens se débrouiller seuls, en les observant toutefois à distance pour vérifier l’acceptation du chien par la chienne.   La saillie se termine en général par une phase d’accroche, durant laquelle le chien et la chienne sont liés en se tournant le dos. Cette phase dure 5 à 10  minutes, et il est impératif d’attendre qu’elle se termine sans séparer les chiens.   Si votre chienne refuse la saillie, vous pouvez avoir recours à l’insémination artificielle. Celle-ci est pratiquée par certain vétérinaire spécialistes. Votre vétérinaire pourra vous conseiller à ce sujet si vous le souhaitez.     La gestation : Comment savoir si ma chienne est gestante, et que faire pour l’accompagner ? La gestation dure de 62 à 67 jours, mais vous pourrez constater une durée de 70 jours à partir de la saillie, qui n’est pas forcément le jour de la fécondation. Il n’existe malheureusement pas de test très précoce de gestation chez la chienne. C’est seulement à partir de 18 jours que l’échographie permet de déceler des vésicules embryonnaires.   La radiographie n’est sensible, mais intéressante qu’à partir de 45 jours : elle permet de compter le nombre de fœtus .   Il est également possible de mesurer la présence dans le sang d’une hormone, la relaxine, qui permet un diagnostic fiable de gestation entre le 22e et le 28e jour.   Pensez à déclarer la saillie (certificat de saillie) auprès de la Société Centrale Canine si les deux parents sont inscrits au Livre des Origines (LOF). Cette déclaration doit être envoyée dans les quatre semaines qui suivent la saillie : il vous faut donc contacter votre vétérinaire pour ces tests au bon moment, d’autant qu’ils doivent parfois être répétés (dosage de la relaxine en particulier).   La gestation ne pose la plupart du temps aucun problème. Pensez cependant à éviter qu’un autre mâle ne vienne couvrir votre chienne après la saillie souhaitée!   Dans les premières semaines, il n’est pas nécessaire de modifier l’alimentation. C’est seulement à 6 semaines que les besoins sont notablement modifiés. Donnez une alimentation adaptée : les aliments pour chiots sont bien formulés pour la fin de la gestation, votre équipe soignante vétérinaire peut vous conseiller pour choisir la meilleure alimentation pour votre chienne : évitez en particulier de supplémenter sans avis.    Les besoins en énergie augmentent environ de 10% par semaine, alors que l’utérus prend de plus en plus de place dans l’abdomen. Pour cette raison, fractionnez les repas, mais pour autant continuez à surveiller la quantité donnée : une prise de poids trop importante pourrait créer des problèmes lors de la mise-bas.     Préparer et accompagner la mise-bas Si c’est la première fois que votre chienne attend des chiots, il est indispensable de faire pratiquer un examen gynécologique par votre vétérinaire, à la huitième semaine, pour s’assurer qu’aucune anomalie ne viendra perturber l’expulsion des chiots. Durant les semaines qui précèdent, vous constaterez que votre chienne modifie son comportement. Elle recherche un endroit tranquille, récupère un certain nombre d’objets, cherche votre compagnie, et fait son « nid ». Vous pouvez l’aider à préparer un endroit calme pour la naissance. Dans les jours qui précèdent, bien que ce soit inconstant, on note une diminution de l’appétit, une augmentation des modifications comportementales, et le développement des mamelles. La vulve gonfle et se relâche (3 jours avant), puis la température de la chienne diminue d’un degré dans les 24 heures qui précèdent la naissance.   Il n’est pas nécessaire d’intervenir lors de la mise-bas, sauf si la visite prénatale a décelé une anomalie. La chienne devient très nerveuse, ce qui accompagne les contractions utérines. On note alors une perte d’appétit, et parfois des vomissements. Cette phase peut durer 6 à 12 heures, voire 36 heures pour la première gestation. En cas de doute n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire.   L’engagement du premier chiot s’accompagne de contractions visibles au niveau de l’abdomen. La perte des eaux a lieu, et le premier chiot apparait normalement moins de 3 heures après, suivi le plus souvent dans le quart d’heure des annexes fœtales. Les chiots peuvent se présenter par l’avant ou par l’arrière : il faut alors parfois aider la chienne si l’expulsion dure trop longtemps (en accompagnant les contractions par une traction légère). Les autres chiots vont ensuite se succéder, avec un intervalle maximum de 2 heures entre deux naissances, habituellement entre quelques minutes et une demi-heure.   Chez les chiennes en surpoids, âgées, dans les races brachycéphales ou miniatures, une attention particulière est recommandée.      Et après ? Veillez à ce que chaque chiot soit rapidement débarrassé des débris des enveloppes et liquides fœtaux et qu’il respire correctement. La mère s’en occupe seule normalement et lèche son petit, elle coupe le cordon ombilical à cette occasion. Si ce n’est pas le cas, utiliser un morceau de ficelle propre et nouez-la à environ 1,5 cm. Avant de couper le cordon. Surveillez également que le petit ait accès rapidement à la mamelle pour téter et récupérer le premier lait : ce colostrum contient en effet des anticorps très important pour assurer son immunité dans les premières semaines. Il ne vous reste plus qu’à surveiller la prise de poids des chiots et à montrer votre portée à votre vétérinaire dans les 48 heures pour s’assurer de la viabilité de chacun, de la santé de la mère, de la quantité et de la qualité du lait etc.   L’ovulation apparait environ 48 après l’augmentation de la LH. La période favorable a lieu deux jours après, et dure de deux à trois jours.
La perte de poils
27/03/2020

La perte de poils

De nos jours, les animaux vivent beaucoup à l’intérieur et cela perturbe leurs mues mais si votre chien ou votre chat perd beaucoup ses poils, est-ce vraiment dû à la mue ?     Pourquoi mon animal perd ses poils ? Dans un premier temps, on pense à la mue. Si celles-ci ont lieu généralement aux changements de saison , e lles peuvent durer très longtemps chez nos animaux qui vivent en appartement et subissent donc moins les variations de température. Ensuite, on pourra modifier l’ alimentation de votre animal. En effet, l a beauté de son pelage passe par une bonne alimentation. Pour cela, préférez des croquettes de qualité plutôt que le bas de gamme que l’on trouve en supermarché . N’hésitez pas à nous demander conseil, nous pourrons vous aider à choisir des croquettes adaptées à votre animal et donc à avoir moins de poils morts dans votre intérieur.     A savoir : N’oubliez pas de brosser régulièrement votre chien ou votre chat. Cela permettra d’éliminer les poils morts directement sur lui avant qu’ils ne tombent par terre chez vous. Enfin, si votre animal perd encore beaucoup ses poils, nous rechercherons une cause plus complexe : problème hormonal, allergie… Des examens complémentaires seront alors indispensables pour déterminer la cause exacte de cette perte de poils. Une fois le diagnostic établi, un traitement adapté sera mis en place. Attention ! Si vous voyez apparaître des zones sans poils sur votre chien ou votre chat, une consultation s’impose car il ne peut s’agir d’une mue importante.      Comment entretenir le pelage de mon animal ? Nous l’avons déjà vu : il faut absolument brosser votre animal  ! Certains ont besoin d’un brossage journalier mais, pour la plupart, un soin hebdomadaire suffit . Une chose est sûre ; plus vous brosserez votre animal, moins vous retrouverez de poils morts sur votre sol. Il existe même des étrilles révolutionnaires. Nous pouvons vous aider à choisir les meilleurs accessoires de toilettage selon le pelage de votre animal. Ensuite, un bain par mois pour les chiens permet d’entretenir le pelage. Pour les chats, cela est plus difficile mais les chatons habitués tôt acceptent les bains. Sinon, il existe (aussi bien pour chiens et pour chats) des shampooings sans rinçage qui permettent de laver son animal entre les bains si nécessaire. En effet, des bains trop fréquents peuvent, au contraire, abimer la peau et provoquer des troubles dermatologiques.   Attention ! N’utilisez jamais votre shampooing pour laver votre animal, ni même un shampooing pour bébés car sa peau a un pH très différent du pH de notre propre peau et les dommages peuvent être graves à long terme. Tous les propriétaires d’animaux rêvent d’un chien ou d’un chat au pelage impeccable et surtout du moins de poils possible dans la maison… Pour cela, un entretien régulier et une alimentation de qualité sont indispensables.   Si cela ne suffit pas, une visite chez le vétérinaire s’impose !
Vrai/Faux sur les parasites externes
20/03/2020

Vrai/Faux sur les parasites externes

Un grand fléau… Les parasites externes et notamment, les tiques et les puces, sont redoutées par tous les propriétaires de chiens et de chats. Nous vous proposons un petit jeu Vrai/Faux pour tout savoir sur ces petites bêtes et, surtout, pour les éviter!     Faut-il traiter préventivement mon animal ? Vrai   Une fois que les puces sont installées sur votre animal, il est difficile de s’en débarrasser… En effet, elles pondent des œufs dans les parquets, moquettes, tapis ou dans le panier de votre chien ou de votre chat. Même en traitant votre compagnon, il se réinfeste régulièrement en fonction du cycle de développement des puces. En ce qui concerne les tiques, elles peuvent transmettre des maladies graves (piroplasmose et maladie de Lyme notamment) et il est donc préférable de prévenir toute morsure… Un traitement préventif est donc indispensable !     Le traitement antiparasitaire doit-il être commencé au printemps ? Vrai et Faux   Il est, en effet, indispensable de commencer à traiter votre animal au printemps mais nous conseillons d’appliquer un antiparasitaire tout au long de l’année. En effet, les puces peuvent devenir nombreuses lorsque le chauffage est mis en marche : les œufs et larves présents dans l’environnement (c’est-à-dire votre habitation) reprennent leur développement ! De même, les tiques surprennent parfois par leur précocité au printemps dès qu’il y a un redoux…     Les shampoings antiparasitaires sont ils efficaces ? Faux   Il est difficile de trouver une bonne efficacité avec les shampooings antiparasitaires. Nous conseillons donc plutôt les pipettes, voire les sprays. N’hésitez pas à nous demander conseil, nous pourrons vous recommander un produit adapté à votre animal quelle que soit son espèce, son âge, son poids…      Chien et chat peuvent-ils être allergiques aux piqûres de puces ? Vrai   Dans ce cas, une seule piqûre de puce peut provoquer une réaction d’hypersensibilité très importante. L’animal se gratte de façon frénétique et peut alors souffrir d’une perte de poils notamment au niveau de la région lombaire. Cette zone peut présenter des croûtes et même s’infecter suite aux grattages incessants. Pour tous ces animaux, la prévention est indispensable car une fois qu’une crise a commencé, une consultation vétérinaire est indispensable pour la stopper et éviter les complications.     Mon animal n’a pas de puces, ni de tiques, je peux le traiter tous les deux mois ? Faux   Traiter tous les deux mois (voire moins fréquemment) ne sert à rien. La plupart des antiparasitaires ont une rémanence d’un mois et il faut donc les appliquer tous les mois pour une efficacité maximale.  Il existe un grand nombre d’antiparasitaires sur le marché des médicaments vétérinaires.   Toute l’équipe de la clinique peut vous aider à trouver celui qui sera le plus adapté à votre compagnon. Nous vous conseillerons avec plaisir !
Les allergies
13/03/2020

Les allergies

Les allergies sont très présentes chez nos animaux et sont particulièrement difficile à gérer. Pour mieux comprendre les allergies et leurs principales causes chez les chiens et les chats, lisez la suite !     Comprendre le mécanisme des allergies : Lorsqu’il identifie un agent pathogène, l’organisme se défend grâce au système immunitaire. Si cette réponse est exacerbée, on parle d’allergie. La réaction du corps est trop importante dès le moindre contact avec la substance responsable, appelée allergène. Les principaux symptômes sont des démangeaisons mais également des troubles digestifs lors de certaines allergies alimentaires.     Les différents types d’allergie :  1. La plus fréquente chez nos animaux est la DAPP , comprenez la Dermatite Allergisante aux Piqures de Puces . En effet, ce sont bien les puces ou plutôt leur salive qui sont responsables de démangeaisons très violentes, principalement en zone lombaire. La peau est rouge, œdèmatiée et l’animal, en se grattant, perd ses poils et s’infecte rapidement. Sachez que la moindre puce peut provoquer une telle réaction. Chez ces animaux, lorsque la crise est prise en charge, il faut absolument un traitement anti-puces très régulier pour éviter toute récidive.   2. L’ atopie est une allergie à différents allergènes présents dans l’environnement. L’animal est alors hypersensible et il est difficile de trouver le ou les allergènes concernés (acariens, poussière, squames…). Les démangeaisons sont présentes mais on observe également des otites récidivantes, des conjonctivites… Il est très délicat d’établir un diagnostic précis et de mettre en place un traitement efficace puisque les allergènes sont souvent impossibles à éliminer de l’environnement.   3. Les allergies alimentaires sont aussi très fréquentes. Pour certains animaux, dont les symptômes sont plus frustres, on parle même d’intolérances alimentaires . L’organisme ne supporte pas un des composants de l’aliment du chien ou du chat , mais lequel ?  Généralement, les protéines animales et les céréales sont mises en cause… Les symptômes peuvent aussi bien être des troubles cutanés que digestifs avec maldigestion, diarrhée…   4. Les allergies de contact peuvent concerner une gamelle en plastique, le béton ou même le produit nettoyant pour le sol de la maison ! Ici, les symptômes cutanés (rougeurs et démangeaisons) sont localisés aux endroits en contact avec l’allergène et celui-ci, une fois identifié est plus facile à éliminer de l’environnement du chien ou du chat.     Diagnostic et traitement : La gestion des animaux allergiques est délicate : une fois l’allergène ou les allergènes déterminés, il faut pouvoir l’éliminer pour éviter toute réapparition des symptômes.  Lors de DAPP , les lésions sont plus caractéristiques et le vétérinaire pourra rapidement faire le diagnostic. Une fois la crise prise en charge, le traitement anti-parasitaire régulier (sans oubli) permettra d’éviter les récidives ! Les allergies alimentaires peuvent être gérées par une alimentation médicalisée spécifique sous ordonnance vétérinaire. Toutefois, pour un diagnostic précis, un régime d’éviction peut être proposé : on élimine de la ration tous les ingrédients habituellement mangés par l’animal et on les réintroduit un par un pour déterminer lequel est responsable de la réaction allergique. Un processus long et contraignant mais parfois indispensable pour trouver une solution adaptée. Lorsqu’un animal souffre d’ atopie , la gestion est encore plus délicate. Des tests cutanés existent pour déterminer les allergènes mais leur éviction est souvent difficile voire impossible . Il faut gérer au mieux et prendre en charge rapidement les premiers symptômes. Des traitements au long cours existent, nous sommes disponibles pour évoquer toutes les solutions avec vous . Enfin, les allergies de contact sont plus faciles à gérer : une allergie à la gamelle, il suffit de la changer ! Une allergie au produit ménager, il faut en choisir un autre !   Vivre avec un animal allergique est toujours délicat et demande une surveillance accrue.  En effet, un animal restera allergique toute sa vie. L’élimination du ou des allergènes reste la meilleur des solutions mais encore faut-il que ce soit possible ! Nous restons à votre disposition pour toute information supplémentaire.  
 Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) chez le chien
07/03/2020

Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) chez le chien

Introduction : Les MICI sont des affections fréquentes, qui concernent tout ou une partie de l’appareil digestif du chien, en allant de l’estomac au colon. On retrouve ces maladies chez le chien et chez le chat , mais elles sont plus rares dans cette dernière espèce. L’expression clinique et les répercussions sur la santé de l’animal sont très variables. Leur diagnostic nécessite la réalisation de prélèvements (biopsies) ; ceux-ci peuvent être réalisés par endoscopie ou par voie chirurgicale.     Maladie : Les MICI sont caractérisées par une colonisation de la paroi des organes par des cellules inflammatoires. L’infiltrat inflammatoire peut être plus ou moins étendu : souvent généralisé, parfois plus localisé (on parle alors de granulomes inflammatoires). Les cellules inflammatoires sont le plus souvent des mastocytes et/ou des lymphocytes, mais d’autres cellules peuvent être représentées (polynucléaires éosinophiles par exemple) ; toutes ces cellules sont des globules blancs , dont la présence au sein de la paroi des organes concernés est anormale. Elles perturbent le fonctionnement normal de l’appareil digestif. Actuellement, on classe l’ensemble de ces maladies en 3 groupes : 1. les entéropathies répondant à un changement alimentaire ; 2. les entéropathies répondant aux antibiotiques ; 3. les entéropathies répondant aux immunosuppresseurs. Le terme entéropathies est employé ici de façon générique, car chez le chien, il est rare que l’intestin grêle ne soit pas concerné par l’infiltration inflammatoire. Les animaux atteints peuvent être très jeunes, d’âge moyen, ou plus avancé.     Symptômes : Dans la plupart des cas, on observe des signes digestifs : baisse d’appétit, vomissements, diarrhée (tous ces signes ne sont pas toujours exprimés simultanément), et éventuellement des signes généraux : amaigrissement, baisse d’activité, ascite, poil sec et terne. Dans les selles, on peut parfois retrouver du sang, non digéré (rouge) ou digéré (coloration noire des selles). Il arrive qu’un animal soit présenté à un stade déjà très avancé de la maladie (amaigrissement important, ascite, hypoprotéinémie), sans qu’aucun épisode de diarrhée ni de vomissement n’ait été constaté. Les symptômes s’expriment sur de longues périodes (semaines, mois). L’évolution ultime des cas sévères est la mort.     Causes : Dans le cas des entéropathies répondant à un changement alimentaire, une intolérance ou une allergie alimentaire sont à l’origine de la maladie. Il est à noter qu’un animal peut devenir allergique à un composé de son alimentation, même s’il consomme le même régime depuis plusieurs années.     Prévention : Aucune.     Traitement : Les cas les plus simples permettent un contrôle de la maladie avec une modification de l’alimentation. On opte pour un r égime hypoallergénique soit industriel (c’est l’idéal car il est parfaitement équilibré), soit ménager (plus contraignant, moins bien équilibré, ce qui est gênant à long terme). Le régime ménager consiste à servir à l’animal des aliments qu’il a peu de chances d’avoir mangés auparavant, notamment en ce qui concerne la source de protéines. Les nutriments à l’origine des intolérances/allergies sont presque toujours les protéines. Ainsi, on recommande la viande de mouton, de cheval, éventuellement de canard, ou encore du poisson. Les glucides ne sont généralement pas responsables, mais par sécurité, on peut opter pour une source originale comme le tapioca. Les fibres ne posent pas de problème : tout légume vert est adapté. Un tel régime n’est pas équilibré sur les plans minéral et vitaminique. C’est pourquoi il est préférable de donner un aliment industriel diététique. Le régime hypoallergénique doit être maintenu le plus longtemps possible. Certains patients supportent un retour à un aliment « standard », d’autres doivent conserver leur régime spécial en permanence.   Dans le cas des entéropathies répondant aux antibiotiques, le traitement doit être long. Diverses molécules peuvent s’avérer efficaces.   Enfin, les entéropathies répondant aux immunosuppresseurs sont les plus contraignantes. Là encore, diverses molécules peuvent être employées : prednisone, chlorambucile, azathioprine, cyclophosphamide.   Un suivi clinique et biologique (prises de sang) régulier est alors indispensable. Ce traitement est toujours associé à un régime hypoallergénique strict. Les effets secondaires à long terme ne sont pas négligeables. Le traitement est soit temporaire, soit permanent, selon les cas. Bien entendu, avant d’instaurer ces traitements, il est indispensable de déparasiter l’animal malade, ainsi que tous les animaux vivant avec lui (vermifuges polyvalents, mais aussi élimination de la giardiose et de la coccidiose).     Conclusion : Les MICI sont des infiltrations de l’appareil digestif, et le symptôme le plus fréquent chez le chien est la diarrhée chronique, réfractaire aux traitements classiques. Leur évolution est longue, et leur guérison ne peut être spontanée. La mesure thérapeutique principale doit toujours être le passage à un régime alimentaire hypoallergénique, de préférence industriel. Le pronostic doit être réservé au moment du diagnostic.
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